Au Canada, les places de marché sont encore limitées. Dans les faits, et pour des places de marché généralistes, je ne connais qu’Amazon et Ebay. En France, un ami récemment me racontait la jungle que ce secteur devenait avec de nombreux acteurs, parfois des anciens vendeurs par catalogue (comme La Redoute) ou des magasins physiques (la Fnac) qui y voient un nouveau marché. Je me suis d’ailleurs toujours demandé pourquoi Sears n’a pas transformé ses points de livraison en logistique pour sites ecommerce. Ou pourquoi Archambault n’ouvre pas sa place de marché, comme la Fnac en France.

Vendre sur une place de marché, c’est souvent profiter de la portée marketing de la place pour réaliser des ventes. C’est un peu comme s’installer dans un centre d’achats très achalandé. De nombreux e-commerçants vendent uniquement sur Ebay et réussissent très bien. Par contre, il arrive que votre produit soit moins en demande et que finalement les ventes n’atteignent pas le niveau escompté.

Il est donc possible de travailler aussi sur l’optimisation de sa présence sur les places de marché. Voici donc quelques conseils simples pour augmenter vos ventes :

  • Travailler votre optimisation de mots-clés tout comme on le fait pour un site web. Choisissez bien vos mots clés pour vos fiches produits
  • Utilisez les bonnes photos, essayez de multiplier les points de vue sur le produit, avec plusieurs photos
  • Apprenez sur les possibilités marketing de la place de marché (sur Amazon la buybox ou les promotions par exemple)
  • Optimisez votre classement dans les bonnes catégories et les listes de manufacturiers
  • Essayez d’obtenir des commentaires positifs sur votre profil

Il est aussi possible de travailler sur le marketing de vos produits de votre côté : lien direct depuis votre site vers vos produits sur les places de marché, et pourquoi pas des campagnes adwords.

Lors de sa conférence hier, en plus d’avoir annoncé iPhones et Apple Watch, Apple a surtout annoncé Apple Pay. Il s’agit d’une première incursion d’Apple vers le paiement mobile. De nombreuses compagnies ont déjà avancé dans ce sens, comme Amazon ou Google. Par contre, à ma connaissance, c’est la première API de paiement intégrée dans un OS directement, avec les cartes de crédit stockées partiellement, et une validation du paiement par l’empreinte digitale. Même Google qui est derrière Android ne va pas aussi loin pour acheter et payer avec son compte Google Play, Wallet ou Checkout (d’ailleurs comment s’y retrouver avec 3 systèmes parallèles…).

Avec 50% de part de marché c’est une assez grosse annonce pour le e-commerce. Il faut aussi le voir comme l’arrivée d’Apple dans un marché de plusieurs milliards de dollars. Avec iTunes, Apple possèderait presqu’un milliard de carte de numéro de crédit, plus qu’Amazon ou tout autre site ecommerce. L’annonce d’offrir le dernier album  U2 serait même liée à une volonté d’augmenter (ou de mettre à jour) les profils iTunes, et les cartes de crédit stockées (lire l’article de Business Insider à ce sujet).

Ce n’est pas tant le paiement en magasin qui est intéressant, mais bien l’API Apple Pay qui peut être intégrée aux applications iOS pour acheter des biens physiques ou des services. D’ores et déjà 6 compagnies de traitement de paiement en ligne ont annoncés offrir le service dans leur plateforme :

Il semblerait qu’il n’y ait pas de frais supplémentaire pour le paiement via Apple Pay, mais le système est limité aux USA pour le moment. J’aurais aimé trouver des informations sur la protection supplémentaire sur les risques de fraude qu’aurait pu offrir la validation par l’empreinte, mais rien sur le sujet. Il aurait été intéressant pour les ecommerçants que ces paiements ne soit pas contestables par les acheteurs, un peu comme 3D Secure.

Le magasinage en-ligne sert de plus en plus de Canadians au retour à l’école! CanadaPost a livré 800 000 colis lundi 25 août.  C’est presqu’autant que sa plus grosse journée en décembre 2012, période pourtant la plus achalandée de l’année.

De plus en plus de chiffres viennent démontrer que les Canadiens achètent de façon massive en ligne, c’est l’offre qui est malheureusement plus limitée.  En France, un pays de plus de 60 millions d’habitants, La Poste a transporté 277 millions de colis en 2013, soit plus d’un million de colis par jour ouvrable, et une moyenne de 4,16 colis par habitant. Ici, au pays, Postes Canada en a distribué 183 millions, soit 5,16 colis par habitant.

Par contre, il faut savoir que 30 000 colis par jour arrivent de l’Asie pour des consommateurs canadiens (11M de colis par année). Imaginez le flux de colis en provenance des USA, principale destination des achats canadiens en ligne.

Le web évolue constamment, et c’est aussi le cas des moteurs de recherche, et plus spécifiquement Google et son algorithme si secret. Si vous avez investi il y a 1 mois ou il y a 3 ans pour lancer votre site transactionnel, rien ne vous garantit qu’il continuera d’attirer votre clientèle la semaine prochaine comme il le fait aujourd’hui.

D’un point de vue technique, les choses ont beaucoup évolué dans les navigateurs. Depuis l’arrivée de Google Chrome sur le marché, les browsers concurrents ont dû suivre le pas. C’est maintenant assez standard que le navigateur se mette à jour automatiquement sans interaction de l’utilisateur. Là ou il fallait 2 ou 3 ans pour accéder aux technologies les plus récentes, nous bénéficions maintenant d’une évolution constante. Saviez-vous d’ailleurs que la dernière recommandation officielle du langage HTML du W3C date de 2002 (avec le XHTML) ? Il n’existe pas encore de recommandation officielle pour le HTML5, qui évolue constamment. Difficile de s’y retrouver dans ce que devrait être une fonctionnalité standard ou non dans tout ceci, et le support de chaque fonction se fait pratiquement par navigateur.

Côté recherche et SEO, les moteurs de recherche se dirigent de plus en plus vers le web sémantique. L’exemple le plus familier pour le commerce électronique est la mise en place des MicroDonnées. Dans Google Webmaster Tools, le moteur de recherche les appellent les extraits de code enrichis et des données structurées. En voici d’ailleurs la définition extraite de Wikipédia :

Un microformat [...] est une approche de formatage de données dans des pages WEB qui cherche à rationaliser et standardiser le contenu existant, comme les métadonnées, en utilisant des [...] balises XHTML et HTML. Cette approche est conçue pour permettre à l’information destinée aux utilisateurs finaux [...] d’être traitée automatiquement par les logiciels.

Même si le contenu des pages web était déjà capable techniquement d’être « traité automatiquement » depuis la conception du web, il existait certaines limites. Les balises traditionnelles de marquage étaient en effet utilisées pour afficher l’information sur le Web et non pas pour décrire ce que voulait dire l’information. Les microformats sont destinés à combler ce fossé en attachant de la sémantique par la standardisation de la codification des balises HTML et XHTML, ce qui permet d’éviter d’autres méthodes plus compliquées de traitement automatisé, comme le traitement du langage naturel ou le screen scraping. L’utilisation, l’adoption et le traitement des microformats permet aux éléments de données d’être indexés, cherchés, sauvegardés ou référencés de manière à ce que l’information puisse être réutilisée ou combinée.

Vous comprendrez qu’il est de plus en plus important pour un site ecommerce d’utiliser les microdonnées. Pour cela, il existe deux contenus qui peuvent être taggés : une offre produit (prix, image liée, descriptif, disponibilité en stock…) et les avis sur le contenu (note, avis, moyenne, nombre d’avis).  Je vous invite à visiter le site Schema.org qui recense les options disponibles, car pour faire simple il y 3 formats possibles : MicroData, MicroFormat, RDFa. Personnellement, je préfère MicroData.

Élément important : ce sont les microdonnées qui permettent à Google d’afficher dans les résultats naturels un extrait enrichi.

Depuis que j’installe des PrestaShop pour mes clients au Canada, j’essaye de toujours bien expliquer les limites que je connais sur la solution, pour une utilisation au Canada. Je vais donc vous faire la liste des limitations connues, des bugs, et des éléments à contourner lors de l’installation.

- Paramétrage à faire : l’installation simplifiée ne fait pas tout, il y a souvent du travail à faire. Dommage que ce ne soit pas automatisé :

  • Configuration des taxes. Par défaut, PrestaShop configure les taxes provinciales pour toutes les provinces, mais si vous êtes au Québec, vous devez plutôt suivre mon article à ce sujet : taxes au Québec. Aussi lors de la configuration des taxes, le choix des pays puis des provinces est difficile car la liste des provinces n’apparait pas toujours ;
  • Depuis une version 1.5 (la 1.5.4 je crois), par défaut le nom des pages et des pays n’est plus traduit. Donc si vous installez PrestaShop en français, l’url de la page 404 sera page-non-trouvee en français et en anglais, pareil pour les noms des pays.
  • La liste des provinces est incorrecte. Il y a Terre-Neuve et en plus Terre-Neuve et Labrador. Je supprime toujours Terre-Neuve dans la liste.

Bug rapportés : je reporte toujours les bugs dans la Forge. Si vous rencontrez aussi certains bugs, je vous invite à laisser un commentaire chez PrestaShop, pour augmenter la vitesse de correction.

  • Le module Desjardins n’affiche pas toujours le message de confirmation que la commande est validée (PNM-2426)
  • Lors de la création d’une commande dans le Back Office, s’il s’agit d’un nouveau client, les taxes provinciales ne s’appliquent pas (PSCFV-12127)

Améliorations attendues : certaines fonctions ne correspondent pas à la réalité au Canada. Voici donc une liste des limitations à contourner lorsqu’on utilise PrestaShop ici.

  • La langue du visiteur n’est pas inscrite dans la liste de abonnés à l’infolettre. Dommage lorsqu’on veut gérer 2 infolettres (Fr et En) (PSCFV-11490).
  • Dans le panier, les taxes estimées ne calculent que les taxes féderales, Il faut attendre que le client se connecte pour avoir le total des taxes (PSCFV-10611). De plus, le panier n’affiche jamais le détail TPS/TVQ.
  • Les réductions appliquées sur le prix du produit ne peuvent se faire qu’en pourcentage et non en valeur. En effet, une réduction en valeur se fait avec les taxes dans PrestaShop.
  • Certains termes utilisées ne sont pas les mêmes au Québec : HT/TTC, SAV, meilleures ventes… Pour cela, je travaille sur un pack de langue en Québécois dans les prochaines semaines.

Et vous, avez vous d’autres irritants ?

Je donnerais mon premier déjeuner conférence le 5 août, à partir de 7h45, à  la Maison du développement durable, Salle Jeanne-Mance,  50, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal, QC H2X 3V4, pour parler commerce électronique et PrestaShop 1.6. au Québec. Réservation obligatoire. Les places sont limités.

Au cours de cette conférence, vous pourrez découvrir les nouveautés de la version 1.6, les limitations encore existantes pour le marché du Québec, les trucs et astuces pour gagner du temps.

Cette conférence gratuite est le moyen idéal pour en apprendre plus pour débuter son commerce électronique et échanger sur l’utilisation de PrestaShop.

Par la suite, il est possible de réserver une période 1 à 1 pour obtenir des conseils personnalisés pour votre projet. Me contacter pour les détails.

Je vous invite donc à réserver votre place dès maintenant. Par contre, même si cet événement est gratuit, je vous remercie de bien vouloir réserver que si vous êtes sûr à 100% de venir, pour laisser la chance à chacun de réserver. Si vous réservez et que nous n’êtes pas présent à la conférence, votre nom sera bloqué pour les conférences futurs pendant 3 mois.

C’est le 1er juillet qu’entrait en vigueur la LCAP (loi canadienne anti-pourriel) qui vient changer l’écosystème des MEC (messages électroniques commerciaux).

Depuis le début du mois de Juin, je suis ainsi envahi par les courriels de compagnie qui veulent obtenir mon consentement pour continuer à m’envoyer leurs infolettres. À vrai dire, je pense avoir cliqué sur moins de 1 dixième de ces avis. Sans rien faire, je me suis donc désabonné de 90% des infolettres auxquelles j’avais souscrit ces dernières années (sans parler des courriels de la sorte que je n’ai peut être même pas reçu, à cause de filtre antispam).

Pourtant la nouvelle loi n’oblige pas à envoyer ces courriels. La loi recense deux cas qui autorise à envoyer des MEC : Le consentement exprès où  l’autorisation est donnée directement par l’abonné (une case à cocher pour recevoir votre infolettre par exemple), consentement non limité dans le temps. Le consentement tacite concerne les clients avec lesquels vous avez une relation d’affaires (achat en ligne par exemple).

La loi prévoit une période de transition qui vous autorise à écrire pendant 3 ans à toutes les personnes qui vous ont donné un consentement tacite, sauf en cas de désinscription. Pour tous les nouveaux clients, vous avez 2 ans à partir de la date de la transaction d’affaire pour obtenir leur consentement exprès.

Voici quelques liens utiles sur le sujet :

 

Je travaille actuellement à la mise en place de petits déjeuners-conférence à propos de PrestaShop. Le petit déjeuner aura lieu entre 7h30 et 9h dans le centre ville de Montréal.

Cette conférence sera gratuite, ouvert à tous, et permettra d’aborder des thèmes précis sur l’utilisation de PrestaShop. La première conférence évoquera la version 1.6 : nouveautés, configuration, optimisation et bugs.

Si le sujet vous intéresse, et que vous souhaitez tout découvrir sur PrestaShop au Canada, je vous invite à rejoindre mon infolettre à ce sujet. Je publierais plus d’informations dans les prochains jours.

N’hésitez pas à proposer des idées de sujet pour les prochaines éditions.

Un article publié sur Radio Canada m’amène à se poser cette question. L’article, très simpliste, dénonce les pertes de taxes liées aux achats sur le web à l’étranger et la possibilité de refiler le calcul des taxes à Visa et Mastercard.

Nous commandons tous en ligne (enfin je l’espère) et bien que je sois cybercommerçant il m’arrive aussi de commander à l’étranger lorsque je ne trouve pas ce que je cherche au Canada (ou si le prix est beaucoup trop élevé ici, disons le).

Lorsqu’on commande à l’étranger, si le colis arrive par Fedex et UPS il sera dédouané (et don taxé) au passage de la frontière. Donc pas de perte fiscale dans ce cas. Le seul cas où vous pourriez ne pas payer de taxes, c’est si le colis arrive par Postes Canada et qu’il passe dans les mailles du filet (maille assez grosse). Au final, avec le même raisonnement, pourquoi ne pas obliger Postes Canada à facturer les taxes ? C’est certainement plus simple que d’obliger Visa et Mastercard à le faire. Et Postes Canada est une société dépendant du gouvernement, après tout.

Il ne faut pas essayer de refiler le manque de vitalité du cybercommerce au Canada à nos concurrents étrangers. Je connais des commerçants ici qui luttent sur des marchés extérieurs grâce au même avantage de ne pas facturer de taxes à l’étranger.

Dans le choix d’une boutique pour faire un achat en ligne, le prix pèse pour 33%, mais ensuite pour 32% c’est la simplicité et le gain de temps, selon un sondage du Cefrio.

À l’inverse, si demain nous avions un ministère en charge du commerce électronique, choisirait il de protéger le commerçant ou l’acheteur ? En Europe, les députes européens ont passé une loi pour gérer la vente en ligne.

Voici donc les bonnes idées qu’ils ont eu :

  • Pour tout achat en ligne réalisé dans un pays de l’Union européenne, le consommateur disposera pour se rétracter d’un délai de 14 jours à compter de la réception du produit, sans devoir motiver sa décision.
  • A compter de la date à laquelle il sera informé de la décision de l’acheteur de se rétracter, l’e-commerçant sera tenu de lui rembourser dans les 14 jours la totalité des sommes versées, dont les frais de livraison. Dans ce cas précis, l’acheteur pourrait devoir rembourser avant d’avoir récupéré le produit.
  • Sous peine de nullité de l’achat, le marchand doit afficher lors de la phase de commande la mention « commande avec obligation de paiement », « je comprends qu’effectuer cette commande nécessite un paiement », ou toute formule analogue dénuée d’ambiguïté sur la nécessité de réaliser la transaction au moment de la commande.
  • Lorsqu’un produit ne fonctionne plus, l’acheteur peut le renvoyer au marchand et se faire rembourser en arguant d’un défaut de conformité. Pendant 24 mois au lieu de 6 jusqu’ici, la charge est au vendeur de prouver que l’acheteur avait mal utilisé le produit.

Moi, personnellement, je préfére qu’il n’y ait pas de ministre en charge du commerce électronique !

Depuis la version 1.6.0.5, l’équipe de développement de PrestaShop a introduit un bug dans l’affichage des taxes dans les factures. En effet, depuis cette version, la table order_detail_tax a une clé primaire unique sur le détail de la taxe.

Puisqu’au Canada, dans de nombreux cas les taxes sont multiples sur une même commande (taxe fédérale et provinciale), la validation des commandes ne peut plus enregistrer dans la base de données les taxes. Seul le détail des taxes sur le shipping (stocké dans une autre table) s’affiche sur la facture.

Vous l’aurez sans doute compris la correction du bug est simple : supprimer la clé primaire sur la table order_detail_tax. ce bug a été corrigé dans la version 1.6.0.7 à paraitre prochainement.

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Cedric Fontaine, consultant internet, spécialiste e-commerce

À propos

Consultant indépendant, expert en commerce électronique et développeur web (php, html, css...). Spécialiste de solution open-source en commerce électronique, comme Prestashop (freelance agréé).
J'exploite aussi Terroirs Québec depuis 2005, et je suis membre fondateur de L'acliq, seul regroupement des cybercommerçants indépendants du Québec et co-fondateur des ecommerce-camp Montréal.

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