Amazon et Whole Foods

L’annonce du rachat de Whole Foods par Amazon est le début d’un nouveau mouvement. C’est le monde du Web et du Ecommerce qui rachète le monde du magasin en brique et mortier. Les dernières années nous avons vu beaucoup de fermeture de magasins dans les centres d’achat, la course contre Amazon de Walmart par le rachat de Jet.com et autre bonobos. Mais cette fois c’est différent.

L’autre information de ce rachat c’est que l’alimentaire en ligne est le prochain théâtre de batailles. Metro et Loblaws, qui ne sont pas encore très présents en ligne, devraient trembler.

Avec le rachat de Whole Foods, c’est Amazon Fresh qui va en profiter. Avec actuellement seulement une dizaine de villes aux US (Seattle, Los Angeles, San Francisco, San Diego, New York, Philadelphie, Baltimore, Sacramento, Boston, Chicago, Dallas, Denver), le service de livraison d’épicerie d’Amazon semblait mettre du temps à décoller. En Mars 2017, Amazon a d’ailleurs lancé AmazonFresh Pickup, la possibilité de récupérer sa commande d’épicerie plutôt que de se faire livrer. Il est certain que la solution pickup pourrait être déployée rapidement dans les 410 marchés Whole Foods. Avec cet achat, Amazon prend pied physiquement dans de très nombreuses villes des États-Unis. Très intéressant pour le fameux dernier mile de livraison entre le centre de tri et le client…

Depuis quelques temps, Amazon a aussi développé sous sa propre marque des produits de grande consommation. La crédibilité de Whole Foods pourrait lui permettre de lancer également une marque de produits alimentaires, très rapidement. Là aussi, cela pourrait changer la donne parmi les grands entreprises alimentaires.

Pour finir, Amazon a aussi annoncé l’embauche de 200 employés dans ses bureaux au Canada. Même si on parle de développeur et que ces postes pourraient être liés aux services web d’Amazon plutôt que pour le site ecommerce, il est probable qu’Amazon Canada va grossir dans les prochaines années.