Un article publié sur Radio Canada m’amène à se poser cette question. L’article, très simpliste, dénonce les pertes de taxes liées aux achats sur le web à l’étranger et la possibilité de refiler le calcul des taxes à Visa et Mastercard.

Nous commandons tous en ligne (enfin je l’espère) et bien que je sois cybercommerçant il m’arrive aussi de commander à l’étranger lorsque je ne trouve pas ce que je cherche au Canada (ou si le prix est beaucoup trop élevé ici, disons le).

Lorsqu’on commande à l’étranger, si le colis arrive par Fedex et UPS il sera dédouané (et don taxé) au passage de la frontière. Donc pas de perte fiscale dans ce cas. Le seul cas où vous pourriez ne pas payer de taxes, c’est si le colis arrive par Postes Canada et qu’il passe dans les mailles du filet (maille assez grosse). Au final, avec le même raisonnement, pourquoi ne pas obliger Postes Canada à facturer les taxes ? C’est certainement plus simple que d’obliger Visa et Mastercard à le faire. Et Postes Canada est une société dépendant du gouvernement, après tout.

Il ne faut pas essayer de refiler le manque de vitalité du cybercommerce au Canada à nos concurrents étrangers. Je connais des commerçants ici qui luttent sur des marchés extérieurs grâce au même avantage de ne pas facturer de taxes à l’étranger.

Dans le choix d’une boutique pour faire un achat en ligne, le prix pèse pour 33%, mais ensuite pour 32% c’est la simplicité et le gain de temps, selon un sondage du Cefrio.

À l’inverse, si demain nous avions un ministère en charge du commerce électronique, choisirait il de protéger le commerçant ou l’acheteur ? En Europe, les députes européens ont passé une loi pour gérer la vente en ligne.

Voici donc les bonnes idées qu’ils ont eu :

  • Pour tout achat en ligne réalisé dans un pays de l’Union européenne, le consommateur disposera pour se rétracter d’un délai de 14 jours à compter de la réception du produit, sans devoir motiver sa décision.
  • A compter de la date à laquelle il sera informé de la décision de l’acheteur de se rétracter, l’e-commerçant sera tenu de lui rembourser dans les 14 jours la totalité des sommes versées, dont les frais de livraison. Dans ce cas précis, l’acheteur pourrait devoir rembourser avant d’avoir récupéré le produit.
  • Sous peine de nullité de l’achat, le marchand doit afficher lors de la phase de commande la mention « commande avec obligation de paiement », « je comprends qu’effectuer cette commande nécessite un paiement », ou toute formule analogue dénuée d’ambiguïté sur la nécessité de réaliser la transaction au moment de la commande.
  • Lorsqu’un produit ne fonctionne plus, l’acheteur peut le renvoyer au marchand et se faire rembourser en arguant d’un défaut de conformité. Pendant 24 mois au lieu de 6 jusqu’ici, la charge est au vendeur de prouver que l’acheteur avait mal utilisé le produit.

Moi, personnellement, je préfére qu’il n’y ait pas de ministre en charge du commerce électronique !

Depuis la version 1.6.0.5, l’équipe de développement de PrestaShop a introduit un bug dans l’affichage des taxes dans les factures. En effet, depuis cette version, la table order_detail_tax a une clé primaire unique sur le détail de la taxe.

Puisqu’au Canada, dans de nombreux cas les taxes sont multiples sur une même commande (taxe fédérale et provinciale), la validation des commandes ne peut plus enregistrer dans la base de données les taxes. Seul le détail des taxes sur le shipping (stocké dans une autre table) s’affiche sur la facture.

Vous l’aurez sans doute compris la correction du bug est simple : supprimer la clé primaire sur la table order_detail_tax. ce bug a été corrigé dans la version 1.6.0.7 à paraitre prochainement.

Avec ma boutique en ligne Terroirs Québec, je prépare un 5 à 7 pour parler terroirs et déguster des produits de la forêt gaspésienne,  signée Laloux et Gaspésie Sauvage !

  • Truite des bobines marinée au cèdre, fraise rouge et verte, crème fraîche fumée
  • Purée poire au mélilot, croutons pain seigle, mousse foie volaille, chanvre
  • Radis français, beurre de laitue de mer, fleur de sel
  • Consommé de pintade, pintade confit, thé du Labrador et myrique baumier
  • Infusion de Chaga et tisane forestière
  • et quelques surprises…

Gérard Mathar, co-propriétaire de cette entreprise artisanale, profitera de son passage à Toronto où il donnera un atelier dans le cadre du Terroir Symposium 2014, pour effectuer un arrêt à Montréal dans le but de vous faire découvrir sa nouvelle gamme de produits (Tisane Forestière, Chaga, Mélange de Champignons Gaspésiens et plus encore).  Ce sera l’occasion pour vous de le rencontrer et de lui poser toutes vos questions !

Le chef du restaurant montréalais Laloux, Jonathan Lapierre-Réhayem, nous préparera quelques bouchées sauvages, issues des récoltes de Gérard, accompagnées d’un cidre québécois.

Les places sont limitées alors, réservez dès maintenant!

À l’occasion de la sortie de PrestaShop 1.6 et au lendemain du salon Ecom MTL, l’équipe de PrestaShop organise une rencontre de 18h à 21h, le vendredi 25 avril. Au programme :  des conseils pour optimiser votre boutique en ligne et pour développer des modules pour la plateforme PrestaShop Addons. Bruno Lévêque, co-fondateur de PrestaShop, sera présent pour nous en dire plus sur la nouvelle version 1.6.

Venez échanger avec l’équipe PrestaShop et les membres de la communauté autour d’un verre! J’ai déjà réservé mon billet et j’espère que nous pourrons nous y rencontrer !

Avec ma boutique en ligne Terroirs Québec, je vends de nombreux produits de petits artisans en provenance de tout le Québec. De plus en plus, ces artisans sont démarchés pour se faire offrir la mise en place d’une boutique web.

Si l’idée peut sembler intéressante, il convient de bien réfléchir avant de se lancer dans une telle aventure. Sur toutes les tribunes on entend que le Québec est en retard dans le domaine du commerce en ligne, et que toutes les petites entreprises devraient se lancer dès aujourd’hui. Mettons-y un bémol, que l’on pourrait appeler une stratégie.

Car, ne vous y trompez-pas, vendre en ligne nécessite une vraie stratégie. La première question à se poser touche au réseau de distribution. Si vous avez pris des années à monter ce réseau de distribution, et que vous décidez de lui faire concurrence directe , comment vont réagir vos partenaires ?

Voici donc une série de questions à se poser :

  1. Qu’est ce qui vous génère 80% de votre chiffre d’affaires ? S’il s’agit de vos distributeurs, attention avant d’ouvrir votre boutique en ligne.
  2. À quel prix allez vous vendre ? Attention à ne faire passer vos distributeurs pour des voleurs, en vendant bien en dessous du prix qu’ils vendent vos produits.
  3. Comment allez vous présenter cette nouvelle à votre réseau ? Allez-y positivement, et pourquoi ne pas proposer d’intégrer la liste des magasins sur le site, ou même de proposer un retrait de la commande dans une boutique proche.
  4. Avez vous des objectifs pour votre site internet ? Est ce que ce sera rentable ? Imaginez que votre site web vende au même niveau que la moyenne de vos distributeurs. Est ce toujours aussi rentable ?

N’hésitez pas à partager vos expériences dans les commentaires.

Et voilà, c’est chose fait. Il semblerait que Desjardins et PrestaShop ont conclu un partenariat, puisque Desjardins est maintenant un module standard disponible depuis la version 1.6.

Le module vient aussi avec une tarification assez féroce :

  • Frais mensuels : 0 $
  • Taux fixe de : 2,52 %
  • 0,25 $ par transaction

Desjardins devient donc une solution facile à mettre en oeuvre pour les boutiques au Canada et une alternative sérieuse à Paypal et Stripe.

Comme vous le savez peut-être, Prestashop a développé un modèle d’affaires basé sur des partenariats d’affaires pour une visibilité dans le back office. Les partenaires payent pour être inclus en standard dans la solution et bénéficient d’une grande visibilité en échange. Par contre, puisqu’il s’agit d’un partenariat renouvelable, certains modules disparaissent à la fin du contrat. Ainsi, il semble maintenant que Stripe n’est plus un partenaire officiel, le module n’est donc plus disponible gratuitement auprès de Prestashop.

MAJ : Même si les frais de base sont de 0$, si votre compte bancaire n’est pas chez Desjardins, il faudra débourser 10$ par mois pour les virements.

J’ai parlé e-commerce en région ce matin à l’antenne de Radio Canada Abitibi à 7h31. Vous pouvez écouter cette intervention en ligne.

J’ai répondu à cette question sur RDI Économie avec Gérald Fillion le 16 avril 2013.

Vous pouvez consulter la réponse sur le site de Radio-Canada.

Ca y est ? Vous êtes prêt à lancer votre boutique Web ? Il vous faut maintenant décider de la technique. En effet, ne vous y trompez pas, c’est bien dans ce sens qu’il faut penser. On travaille d’abord son projet, on réalise un plan d’affaires, on réfléchit au concept, on étudie la concurrence, on s’inspire de sites existants et on cherche ensuite la solution technique pour le faire.

Certes, il faut aussi être raisonnable dans son projet. De nombreux entrepreneurs arrivent pour des conseils en souhaitant créer un nouvel Amazon, ou alors Dell, avec un budget de 10 000$. Ne soyez pas trop gourmand au début, mais assurez vous juste que la plateforme de votre choix vous permettra d’évoluer.

Justement, comment choisir sa plateforme ? Dans un premier temps, il faut comprendre les différentes formes qui existent sur le marché :

  • Solution gratuite, à code source ouvert (opensource) : vous ne payez pas pour le logiciel, mais il y a un coût en configuration, personnalisation, adaptation et formation auprès d’un professionnel. N’espérez pas y trouver du tout gratuit. Aussi, si vous n’êtes pas doué techniquement et en graphisme, ce sera certainement dur de le faire 100% seul. Dans ce domaine, il existe PrestaShop et Woo Commerce, parmi mes préférés.
  • Solution payante et code ouvert : cette solution offre une plus grande stabilité pour les grands comptes qui ont peur parfois d’utiliser du 100% gratuit. Il s’agit d’une solution offrant une version gratuite avec des fonctions plus limitées et une version professionnelle avec licence. L’exemple le plus typique est Magento. La version payante coûte autour de 10 000$ par année, il me semble.
  • Solution en SAAS (software as a service) : il s’agit d’une offre de location en quelque sorte. Vous ne payez pas de frais d’entrée, et la solution est fournie clé en main : installation et hébergement. Il est possible de créer très vite un site performant, mais au final la solution ne vous appartient pas et vous devrez payer tant et aussi longtemps que vous l’utilisez. Parmi les plus connus, je recommande Shopify (solution canadienne), Panier d’Achat (solution québécoise), et aussi Big Commerce.
  • Solution payante propriétaire : peut être la solution qui me fait le plus peur. Si vous êtes une petite ou moyenne entreprise, j’aurais tendance à vous dire de vous éloigner de ce genre de proposition. Vous devrez payer une licence continuellement, des frais de développement et à la fin du contrat vous n’aurez aucune propriété. Cette solution est souvent plus chère que la solution Saas et vient généralement avec bien moins de fonctionnalité de base.

Lorsque vous prendrez la décision sur votre solution, pensez au coût d’entrée : frais d’installation, configuration, mise en place, mais aussi au coût de sortie : récupération de vos données, coût nécessaire pour mettre une nouvelle solution… Souvent les deux premières options sont plus chères au démarrage, mais la solution vous appartient. Vous n’êtes pas en plus lié à votre prestataire et vous pouvez donc changer de partenaire technique plus facilement. Pensez à un plan de reprise si votre partenaire venait à cesser ces activités.

Justement, vendre en ligne ce n’est pas simplement la solution technique. Il faut aussi l’optimiser et la faire fonctionner à son plein potentiel. Dans un prochain billet, je vous donnerais des conseils pour choisir votre partenaire technique, que ce soit une agence web ou un indépendant.

 

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Cedric Fontaine, consultant internet, spécialiste e-commerce

À propos

Consultant indépendant, expert en commerce électronique et développeur web (php, html, css...). Spécialiste de solution open-source en commerce électronique, comme Prestashop (freelance agréé).
J'exploite aussi Terroirs Québec depuis 2005, et je suis membre fondateur de L'acliq, seul regroupement des cybercommerçants indépendants du Québec et co-fondateur des ecommerce-camp Montréal.

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