Desjardins et PrestaShop

Classé: Prestashop

20 mar 2014

Et voilà, c’est chose fait. Il semblerait que Desjardins et PrestaShop ont conclu un partenariat, puisque Desjardins est maintenant un module standard disponible depuis la version 1.6.

Le module vient aussi avec une tarification assez féroce :

  • Frais mensuels : 0 $
  • Taux fixe de : 2,52 %
  • 0,25 $ par transaction

Desjardins devient donc une solution facile à mettre en oeuvre pour les boutiques au Canada et une alternative sérieuse à Paypal et Stripe.

Comme vous le savez peut-être, Prestashop a développé un modèle d’affaires basé sur des partenariats d’affaires pour une visibilité dans le back office. Les partenaires payent pour être inclus en standard dans la solution et bénéficient d’une grande visibilité en échange. Par contre, puisqu’il s’agit d’un partenariat renouvelable, certains modules disparaissent à la fin du contrat. Ainsi, il semble maintenant que Stripe n’est plus un partenaire officiel, le module n’est donc plus disponible gratuitement auprès de Prestashop.

MAJ : Même si les frais de base sont de 0$, si votre compte bancaire n’est pas chez Desjardins, il faudra débourser 10$ par mois pour les virements.

J’ai parlé e-commerce en région ce matin à l’antenne de Radio Canada Abitibi à 7h31. Vous pouvez écouter cette intervention en ligne.

J’ai répondu à cette question sur RDI Économie avec Gérald Fillion le 16 avril 2013.

Vous pouvez consulter la réponse sur le site de Radio-Canada.

Ca y est ? Vous êtes prêt à lancer votre boutique Web ? Il vous faut maintenant décider de la technique. En effet, ne vous y trompez pas, c’est bien dans ce sens qu’il faut penser. On travaille d’abord son projet, on réalise un plan d’affaires, on réfléchit au concept, on étudie la concurrence, on s’inspire de sites existants et on cherche ensuite la solution technique pour le faire.

Certes, il faut aussi être raisonnable dans son projet. De nombreux entrepreneurs arrivent pour des conseils en souhaitant créer un nouvel Amazon, ou alors Dell, avec un budget de 10 000$. Ne soyez pas trop gourmand au début, mais assurez vous juste que la plateforme de votre choix vous permettra d’évoluer.

Justement, comment choisir sa plateforme ? Dans un premier temps, il faut comprendre les différentes formes qui existent sur le marché :

  • Solution gratuite, à code source ouvert (opensource) : vous ne payez pas pour le logiciel, mais il y a un coût en configuration, personnalisation, adaptation et formation auprès d’un professionnel. N’espérez pas y trouver du tout gratuit. Aussi, si vous n’êtes pas doué techniquement et en graphisme, ce sera certainement dur de le faire 100% seul. Dans ce domaine, il existe PrestaShop et Woo Commerce, parmi mes préférés.
  • Solution payante et code ouvert : cette solution offre une plus grande stabilité pour les grands comptes qui ont peur parfois d’utiliser du 100% gratuit. Il s’agit d’une solution offrant une version gratuite avec des fonctions plus limitées et une version professionnelle avec licence. L’exemple le plus typique est Magento. La version payante coûte autour de 10 000$ par année, il me semble.
  • Solution en SAAS (software as a service) : il s’agit d’une offre de location en quelque sorte. Vous ne payez pas de frais d’entrée, et la solution est fournie clé en main : installation et hébergement. Il est possible de créer très vite un site performant, mais au final la solution ne vous appartient pas et vous devrez payer tant et aussi longtemps que vous l’utilisez. Parmi les plus connus, je recommande Shopify (solution canadienne), Panier d’Achat (solution québécoise), et aussi Big Commerce.
  • Solution payante propriétaire : peut être la solution qui me fait le plus peur. Si vous êtes une petite ou moyenne entreprise, j’aurais tendance à vous dire de vous éloigner de ce genre de proposition. Vous devrez payer une licence continuellement, des frais de développement et à la fin du contrat vous n’aurez aucune propriété. Cette solution est souvent plus chère que la solution Saas et vient généralement avec bien moins de fonctionnalité de base.

Lorsque vous prendrez la décision sur votre solution, pensez au coût d’entrée : frais d’installation, configuration, mise en place, mais aussi au coût de sortie : récupération de vos données, coût nécessaire pour mettre une nouvelle solution… Souvent les deux premières options sont plus chères au démarrage, mais la solution vous appartient. Vous n’êtes pas en plus lié à votre prestataire et vous pouvez donc changer de partenaire technique plus facilement. Pensez à un plan de reprise si votre partenaire venait à cesser ces activités.

Justement, vendre en ligne ce n’est pas simplement la solution technique. Il faut aussi l’optimiser et la faire fonctionner à son plein potentiel. Dans un prochain billet, je vous donnerais des conseils pour choisir votre partenaire technique, que ce soit une agence web ou un indépendant.

 

Je vais publier dans les prochains mois quelques articles sur comment bien démarrer son activité e-commerce. Mais avant cela, j’ai voulu faire le point sur le contenu déjà publié sur ce blogue. Le soucis avec les anciens articles c’est qu’un contenu technique se périme assez vite dans le domaine du Web.

Je vous propose de retrouver, au format PDF, une sélection d’articles publiés ici sous le nom : Vendre en ligne (v1). Il s’agit d’un recueil d’articles classés par thème. Vous pouvez donc retrouver un contenu plus ancien, et le lire tranquillement sur votre liseuse.

J’aimerais avoir vos avis sur ce contenu et les sujets que vous aimeriez voir traiter dans les prochaines semaines.

Top5 de mes articles 2013

Classé: Ecommerce

6 jan 2014

Facile de recommencer son blog en 2014 avec un petit top des articles les plus vus dans l’année. Cela permet de retrouver des articles que vous auriez peut être manqué, et pour moi, de mieux comprendre les articles que vous aimez. Voici donc le top des articles publiés en 2013 :

  1. Sécurité de votre PrestaShop
  2. 2 changements de taxes au Canada
  3. Le modèle fédéral du Canada, un frein au commerce électronique
  4. Commerce électronique au Québec: 5, 5 milliards $. Et vous?
  5. Les courriels transactionnels en commerce électronique

Par contre, l’article le plus lu de l’année date de 2011 : Top des sites e-commerce au Canada 2011.

Bonne année !

Le cabinet d’audit et de conseil PwC publie les résultats de sa 3ème étude mondiale sur le e-commerce, menée cette année dans 15 pays auprès de 15 000 web-acheteurs, en juillet-août 2013.

En France, avec un recrutement de nouveaux web-acheteurs de 5% seulement, on atteint un palier en termes de croissance du e-commerce, la fréquence d’achat des Français, une des plus faibles du panel, n’ayant pas progressé. Au Canada aussi, le nombre de nouveaux acheteurs augmente plus faiblement que les années précédentes. Encore 25% des internautes interrogées avouent acheter très rarement, ou jamais, en ligne.

Ici, la fréquence d’achat a baissé en 2013. 82% des web-acheteurs déclarent acheter en ligne une fois par mois ou moins. En Chine, 62% des acheteurs déclarent commander au moins une fois par semaine, et 14% tous les jours.

Le Canada est le dernier dans la liste du nombre de catégories de produits achetés en ligne : 68% des répondants déclarent acheter entre 1 à 4 catégories (ex : bricolage, alimentaire, électronique, habillement,  sports, jouets…), alors qu’en moyenne dans le monde, 60% des acheteurs magasinent dans plus de 4 catégories.

Bien que ciblée vers la France, cette étude nous apprend aussi quelques données sur les acheteurs au Canada, qui ont aussi été sondés. Je pense que cet étude permet de comprendre pourquoi le marché canadien semble en retard, puisque les habitudes de consommation sont sensiblement différentes. Je vous invite à télécharger le document pour en savoir plus.

Pwc Canada a sorti sa propre interprétation des résultats tournée vers le multi-channel.

Parmi les raisons les plus souvent évoquées pour l’achat en ligne, 67% des Canadiens recherchent les meilleures prix, 49% trouvent cela plus efficace (achat rapide, ouvert 24/7). Les sites d’achat pure-player les plus évoqués au Canada restent Amazon, Ebay, Groupon, Netflix et Dell.

 

Postes Canada vient de sortir son plan d’actions pour économiser. Voici quelques points saillants qui touchent les ecommerçants :

  • Sur une période de cinq ans qui débutera tard en 2014, Postes Canada convertira aux boîtes postales  communautaires le mode de livraison des ménages qui reçoivent la livraison à la porte.
  • De nouveaux tarifs seront en vigueur pour les clients qui achètent des timbres en carnets ou en rouleaux. Ainsi, le prix d’un timbre passera de 0,63 $ (actuellement) à 0,85 $ pour les lettres pesant jusqu’à 30 g postées à l’intérieur du Canada.  Les timbres vendus à l’unité coûteront chacun 1,00 $. Pas possible de faire des réserves, car la vente de nouveaux timbres Permanents sera suspendue jusqu’à ce que la transition soit complétée avec succès.
  • Postes Canada continuera de tester de nouveaux services : par exemple, le programme pilote Livré ce soirMC, lancé en septembre 2013 dans la région du Grand Toronto, et qui se déroulera jusqu’en février 2014, permet aux clients de commander des articles au plus tard dans l’après-midi et de les recevoir entre 17 h 30 et 21 h le soir même. Prennent part au projet pilote certains des cyberdétaillants les plus populaires du Canada : Best Buy, Future Shop, Indigo, Mastermind Toys et Walmart.ca.
  • Des efforts collaboratifs avec des fournisseurs de solutions en cybercommerce  permettent d’améliorer le processus d’achat en ligne transfrontalier, renseignant  les cyberacheteurs canadiens sur les calendriers d’expédition et les tarifs en dollars  canadiens et leur fournissant des numéros de repérage avant même de passer à la caisse.
Et vous, qu’en pensez vous ? Est ce que cela aura un impact dans vos opérations ?
  • Postes Canada s’attend à continuer de réduire ses effectifs syndiqués d’au moins 10 % au cours des 10 prochaines années. Postes Canada a déjà réduit les postes cadres de 18 % depuis 2008.

Depuis quelques jours, un article de Radio-Canada tourne dans la presse électronique sur la possibilité que le commerce électronique priverait le gouvernement de millions de dollars de taxes, à cause des achats importés. Il est probable que cet article soit une adaptation locale suite à un rapport parlementaire en France : L’e-commerce, un défi pour les douanes, selon un rapport parlementaire. Les sénateurs français ont même imaginé d’obliger les plateformes de paiement a prélevé les taxes.

Et bien, j’en ai marre de lire ce spin. Le retard du Canada dans le commerce électronique fait perdre des revenus fiscaux, c’est ça le vrai problème. Mais ce n’est pas la faute du ecommerce si les achats se font hors du pays. C’est la faute de l’offre locale qui est inexistante. Le consommateur continuera d’acheter aux USA, ou en Chine, s’il est impossible de trouver une offre ici. Ce n’est pas le gouvernement du Québec qui perd de l’argent, c’est nous tous collectivement qui perdons de la valeur, parce que les entreprises d’ici ne vendent pas en ligne !

La semaine dernière, j’ai voulu commander des patins à roue alignés pour mon fils. Impossible de trouver une seule boutique en ligne qui en vend. Les magasins physiques, eux, les ont retiré de leurs tablettes. Seule solution : commander en ligne aux USA. Les derniers chiffres du Cefrio estiment que 50% des achats en ligne faits au Québec sont réalisés aux USA.

Le gouvernement ne doit pas légiférer pour détourner les consommateurs des achats outre frontière, il doit faciliter les entreprises locales à vendre en ligne, il doit faciliter le transport des marchandises pour les petites entreprises, …

Contenu par courriel

Cedric Fontaine, consultant internet, spécialiste e-commerce

À propos

Consultant indépendant, expert en commerce électronique et développeur web (php, html, css...). Spécialiste de solution open-source en commerce électronique, comme Prestashop (freelance agréé).
J'exploite aussi Terroirs Québec depuis 2005, et je suis membre fondateur de L'acliq, seul regroupement des cybercommerçants indépendants du Québec et co-fondateur des ecommerce-camp Montréal.

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